muscle sterno cléido mastoïdien

Tout ce qu'il faut savoir sur la chiropraxie et ses indications

Et si vous consultiez un chiropracteur ?

Luc Mesme

Luc Mesme

Chiropracteur et gérant de "Back Office Santé", installé dans la région de Dammartin-en-Goele (77). Retrouvez Luc Mesme sur son site www.chiropraxie-longperrier.com.

Quel est le point commun entre Barack Obama, Arnold Schwarzenegger, Mel Gibson, Madonna, Roger Federer, Mickael Jordan, Tiger Woods, Usain Bolt ou Mathieu Chedid ? Ils sont tous suivis par un chiropracteur et en plébiscitent les effets. La chiropraxie est l’une des formes de thérapie manuelle les plus utilisées et les plus populaires (1).

Peu connue en France, cette profession est règlementée dans plus de 40 de pays, dont la France, comme profession de première intention; c’est une profession plébiscitée pour le sérieux et la sécurité de ses techniques.

La chiropraxie, c’est quoi ?

 

La chiropraxie est une profession de santé manuelle qui a pour but de détecter, traiter et prévenir de nombreux troubles mécaniques et neurologiques du squelette (dos, épaule, coude, poignet, hanche, genou et cheville) par le biais de manipulations et mobilisations de la colonne vertébrale et des articulations ; elle intervient aussi sur les muscles et a souvent recours à des appareils et tables spécialisées.

Une science, un art et une vision de la santé

➜ Le chiropracteur est un scientifique. Il fait évoluer sa pratique en fonction des données de la science et l’actualise au rythme de la recherche. Le thérapeute détermine si votre cas est de son ressort (principe de précaution) et travaille de concert avec d’autres praticiens afin de potentialiser votre prise en charge. Et si nécessaire, il vous oriente vers d’autres spécialistes.

➜ La chiropraxie est aussi un art. Elle nécessite une très longue pratique manuelle, beaucoup de précision et d’adresse.

➜  La chiropraxie possède une vision holistique de la santé : cette discipline considère l’organisme comme un tout en interrelation avec l’ensemble de ses fonctions (comme le souligne l’OMS, la santé est un état complet de bien-être physique, mental et social). Le thérapeute adapte ses actes et ses techniques en fonction de chaque individu. Par exemple, il détermine si la source du problème vient de la localisation douloureuse.

La chiropraxie, une référence à l’international

● Cette discipline a été créée en 1895 aux États-Unis par Daniel David Palmer. Elle est devenue en l’espace de 100 ans la deuxième profession de santé aux USA.

● Le chiropracteur est considéré à l’international comme l’expert en soin de la colonne vertébrale (Spinal Health Care Expert). Plus de 100 000 praticiens dans le monde. Partenaire officiel de l’OMS.

● La formation des chiropracteurs est contrôlée par un organisme international (CCEI), qui audite et accrédite les formations de par le monde ; 6 ans d’étude avec un diplôme reconnu dans tous les pays règlementant la chiropraxie.

● Une recherche abondante et de qualité dans son domaine d’expertise (journaux scientifiques anglo-saxons) ; la profession produit environ 70 % des publications scientifiques sur les manipulations vertébrales.

● De nombreux rapports d’étude ont prouvé l’efficacité et les économies conséquentes réalisées grâce aux soins en chiropraxie pour son intégration dans des systèmes nationaux de santé, d’assurances collectives et des entreprises (2) .

Le Journal de l’Ordre des Médecins Américains (JAMA) suggère maintenant la chiropraxie en première intention pour traiter les maux de dos (3).

Les 5 choses à savoir sur la chiropraxie en France

La loi (4) dite « Kouchner » de 2002, complétée par ses décrets et arrêtés (2011 et 2013), fixe les modalités de pratique et de formation française. Cette réglementation oblige tout chiropracteur a se faire enregistrer auprès de l’ARS de sa région (N° ADELI) et à s’assurer en responsabilité professionnelle médicale.

La profession est reconnue par le Ministère de la santé. Il y a plus 700 chiropracteurs sur le territoire national.

Elle est remboursée par la plupart des mutuelles.

Les chiropracteurs restent les seuls professionnels non-médecins à effectuer les manipulations des cervicales sans autorisation préalable médicale. Un chiropracteur peut directement être consulté par un patient.

Ces praticiens sont également autorisés à se servir de techniques dites instrumentales, c’est-à-dire d’outils autres que leurs mains : tables de traction, mécaniquement assistées, percuteurs doux, bandes de contention, application de chaud/froid… ces techniques de soins sont différentes de toutes celles des professions voisines.

Une seule école existe, l’IFEC (l’Institut Franco-Européen de Chiropraxie), qui dispense une formation internationale (5500 heures) d’un niveau d’exigence supérieur à celui de la loi française (3250 heures) sur les sites de Paris et Toulouse.

Qui peut bénéficier d’une séance ?

La chiropraxie est recommandée pour tous et à tout âge dès l’instant qu’il n’existe pas de contre-indications à cette prise en charge :

✚ Femmes enceintes

✚ Enfants

✚  Actifs

✚ Sportifs

✚ Séniors

Les indications de la chiropraxie*

Les douleurs de bas du dos (lombalgie, sciatique, hernie discale, arthrose).

Les douleurs de cou (torticolis, Cervicalgie, Hernie discale, arthrose).

Les douleurs dorsales (entre les omoplates, névralgies intercostales, douleurs scoliotiques).

Les douleurs de bassin et hanche (sacro-iliaques, coxarthrose, etc.).

Certains vertiges et maux de tête, troubles de la mâchoire.

Les douleurs d’épaule (tendinite), de coude (tennis elbow ou épicondylite) et de poignet (canal carpien), genoux et chevilles douloureuses…

Certains troubles viscéraux dont l’efficacité des soins a été rapportée par les patients de manière empirique : amélioration du transit intestinal, de la fonction respiratoire, des menstruations, les coliques chez l’enfant…

* Liste non exhaustive.

Votre consultation chez le chiropracteur

1➢ DÉTECTION : Le thérapeute à l’obligation légale d’écarter toute contre-indication à ses actes. Pour cela, il dispose de plusieurs  outils :

➜ Anamnèse (interrogatoire oral sur ces antécédents et du motif de consultation).

➜ Analyse des examens médicaux (analyses, radios… IRM).

➜ Examens neurologiques, orthopédiques et chiropratiques.

➜ Établissement d’un plan de traitement : prise en charge chiropratique ou orientation chez le médecin généraliste.

2➢ CORRECTION : Le thérapeute intervient manuellement et réalise des actes de manipulation de la colonne vertébrale et des articulations (appelés ajustements).
Il intervient également sur les tissus mous (muscles, tendons et ligaments) par des outils à pression lente, et des massages. Il a aussi recours à des tables et des appareils spécialisés (tables de traction, mécaniquement assistées, percuteurs doux, bandes de contention, application de chaud/froid, etc.).

3➢ PRÉVENTION : Le thérapeute prodigue des conseils posturaux, recommande des exercices correctifs et oriente vers de bonnes habitudes de vie, ainsi que des consultations de prévention :

➜ Phase aiguë : elle consiste à diminuer la symptomatologie (douleur principalement) et à retrouver un mieux-être en quelques visites rapprochées les unes des autres.

➜ Phase de stabilisation : ces consultations plus espacées dans le temps consistent à éviter d’éventuelles récidives en travaillant sur les adaptations chroniques structurelles.

➜ Phase préventive : comme chez votre dentiste, des visites de contrôle sont conseillées pour conserver un état optimal de santé.


+ d’info :

∙ Pour trouver un chiropracteur : le site de l’AFC (Association française de chiropraxie), chiropraxie.com

∙ École française de chiropraxie, l’IFEC : ifec.net

∙ Société savante de chiropraxie, la SOFEC : vertebre.com

∙ Les chiropracteurs en entreprise : Back Office Santé  back-office-sante.com


Sources :
1.http://apps.who.int/medicinedocs/documents/s14103f/s14103f.pdf   : principes directeurs de l’Oms pour la formation de base et la sécurité en Chiropratique
2. Institut de Recherche et de Documentation en Economie de la santé www.irdes.fr
HAS : Etude documentaire sur les professions d’ostéopathe et de chiropracteur en Europe : Belgique Royaume-Uni, Suède, Suisse. Réf. 2005-188
Nosologie en chiropratique et implication diagnostique. SOFEC 2006 www.sofec.org
Cost-effectiveness of medical and chiropractic care for acute and chronic low back pain. Haas M et al Journal of Manipulative and Physiological Therapeutics, 2005 Oct;28(8):555-63
Phelan SP et al An evaluation of medical and chiropractic provider utilization and costs: treating injured workers in North Carolina. Journal of Manipulative and Physiological Therapeutics, Sept. 2004;27:442-8.
COMPARATIVE ANALYSIS OF INDIVIDUALS WITH AND WITHOUT CHIROPRACTIC COVERAGE. Patient Characteristics, Utilization, and Costs. Antonio P. Legorreta et al Arch Intern Med. 2004;164:1985-1992.
Second Report Medicare Benefits Review Committee. Thompson CJ. Commonwealth Government Printer, Canberra, Australia, Chapter 10 (Chiropractic) – June 1986.
Steve Wolk, PH. D. Director of Research, the Foundation for Chiropractic Education and Research. September 1988. “A cost analysis of disability and treatement for back- related workers’ compensation cases”.
Chiropratic Report AUMED Jan. 1988  – J.Daams et M.Pierey Fondation A.Z.M. 1989
MOSLEY CD et al. Cost effectiveness of chiropractic in a managed care setting. Am J Man Care 1996; 2:280-282.
Art 2 Manga The effectiveness and Cost-effectiveness of chiropractic management of Low Back pain 1993.The Wells report: An Internal Review commissioned by the Ministry of Health. Ontario, November 1994
STANO M« An overview of the American Chiropractic Association cost of care analysis project » ACA Journal of Chiropractic March 1993 30 (3): 41-45.
3. http://fox2now.com/2014/07/14/jama-recommends-chiropractic-as-first-means-of-back-pain-treatment/
4. http://www.legifrance.gouv.fr/affichTexte.do?cidTexte=JORFTEXT000023387301

À voir aussi