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8 questions/réponses pour tout savoir sur le lupus, une maladie auto-immune

Interview du Pr Éric Hachulla, spécialiste du lupus

La rédaction

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En France, 20 000 à 40 000 personnes souffrent de lupus systémique (également appelé lupus érythémateux disséminé ou lupus érythémateux systémique). Le plus souvent (85% des cas), cette maladie touche les femmes entre 15 et 45 ans. Si, lors d’une poussée de la maladie, des manifestations cutanées (symptôme le plus évocateur du lupus), notamment au niveau du visage, sont présentes chez 80% des malades, d’autres signes sont à rechercher pour en affirmer le diagnostic. 


Pour mieux connaître cette maladie, rencontre avec le Professeur Éric Hachulla, responsable du Centre de Référence des Maladies Auto-Immunes et Systémiques Rares du CHRU de Lille – Hôpital Claude Huriez.

Qu’est-ce que le lupus ? 

Professeur Éric Hachulla : Le lupus systémique fait partie du groupe des maladies auto-immunes, c’est-à-dire qu’il est la conséquence d’un dérèglement du système immunitaire qui est anormalement activé.  Lorsque le système immunitaire est activé, habituellement, il nous protège mais dans le cas du lupus, cette activation va avoir un effet délétère sur le « soi », à savoir sur les organes de l’individu lui-même, notamment la peau, les articulations, le rein parfois, etc. Il existe de nombreuses autres maladies auto-immunes dont certaines d’entre elles sont beaucoup plus fréquentes comme les thyroïdites, par exemple. On ne sait pas pourquoi un patient va plutôt faire une maladie auto-immune ou l’autre.

Est-ce une maladie génétique ?

Professeur Éric Hachulla : Il existe des facteurs de prédisposition au lupus systémique mais on ne connaît pas la cause exacte de cette maladie.  On sait qu’il existe une prédisposition génétique sans que cette maladie ne soit héréditaire. Le soleil a aussi un effet délétère et parfois inducteur ainsi que les hormones féminines, les œstrogènes. Parfois, l’activation excessive du système immunitaire est la conséquence d’une infection virale. Dans de très rares cas, le lupus systémique peut être induit par un médicament comme les cyclines utilisées parfois dans le traitement de l’acné ou les anti-TNF utilisés dans le traitement de la polyarthrite rhumatoïde ou des maladies inflammatoires de l’intestin.

  Quels sont les symptômes ? 

Professeur Éric Hachulla : Les  symptômes du lupus systémique sont multiples. La maladie débute souvent entre 20 et 30 ans mais il existe des formes pédiatriques et aussi des formes débutant après 60 ans. De très nombreux organes peuvent être touchés mais habituellement pas simultanément. La forme la plus classique est cutanée et articulaire. Au niveau de la peau, l’aspect le plus typique est un érythème (rougeurs) des pommettes et du nez donnant un aspect  de masque de loup. Il peut s’y associer une inflammation des articulations donnant un tableau de polyarthrite distale touchant les mains et les poignets. Si la polyarthrite est isolée, elle peut prendre au début l’aspect d’une polyarthrite rhumatoïde. Dans d’autres cas, le lupus débute par une atteinte rénale qui n’est habituellement pas douloureuse mais s’exprime par une perte d’albumine au niveau des urines. Enfin, le lupus peut également débuter par une anémie par destruction auto-immune des  globules rouges ou une diminution des plaquettes par la production d’anticorps anti-plaquettes. Le lupus est une maladie  chronique qui va évoluer sur plusieurs dizaines d’années mais heureusement, les traitements actuels permettent le plus souvent une rémission rapide.

De quelle manière peut-on dépister cette maladie ?

Professeur Éric Hachulla : La recherche d’un lupus doit se faire devant tout tableau cutané évoquant le lupus (rougeurs de la face favorisées par l’exposition, masque de loup du visage favorisé par l’exposition au soleil ou photosensibilité excessive). Il faut aussi rechercher un lupus devant tout tableau de polyarthrite, toute atteinte rénale, devant une péricardite (inflammation de la poche du cœur) mais aussi parfois devant des symptômes plus rares comme des convulsions ou un accident vasculaire cérébral survenant chez le sujet jeune sans cause évidente.

Comment s’établit le diagnostic ?

Professeur Éric Hachulla : Le diagnostic repose sur un test très simple, la recherche dans le sang d’anticorps anti-nucléaires.  Il s’agit d’anticorps dirigés contre certains fragments de chromosomes. Les plus spécifiques de lupus sont les anticorps anti-ADN. Tous les patients ayant des anticorps anti-nucléaires n’ont pas un lupus mais pratiquement tous les lupus systémiques avec atteinte d’organes ont des anticorps anti-nucléaires.

Comment le lupus est-il traité ? Quels sont les traitements existants ?

Professeur Éric Hachulla : Depuis plus de cinquante ans, le traitement du lupus a été révolutionné par l’utilisation de la cortisone et des anti-paludéens de synthèse (le plus souvent, le PLAQUENIL®). Cette combinaison est très efficace pour mettre la maladie en rémission mais est parfois insuffisante.  On utilise alors des médicaments appelés immuno-suppresseurs parfois utilisés pour prévenir le rejet en greffe d’organe comme par exemple le mycophénolate mofetil. Depuis quelques années de nouvelles stratégies thérapeutiques émergent visant à réguler ou moduler l’activité du système immunitaire. Il s’agit des traitements ciblés qui se veulent habituellement  moins délétères.  Il est possible de cibler les lymphocytes B (globules blancs qui fabriquent les auto-anticorps) avec un biomédicament appelé le RITUXIMAB® qui n’a, cependant, pas l’autorisation de mise sur le marché dans le lupus systémique mais est largement utilisé dans la polyarthrite rhumatoïde. Une autre façon de moduler l’activité des lymphocytes B est de cibler une molécule appelée BAFF entraînant alors la destruction des lymphocytes B activés. Ce médicament est commercialisé avec l’indication du lupus depuis 2014, il s’agit du BELIMUMAB®.

Pouvez-vous nous dire quelques mots des traitements plus prometteurs à l’avenir ?

Professeur Éric Hachulla : D’autres stratégies thérapeutiques ciblées sont en cours de développement  en France et dans le monde. Des traitements prometteurs visent, en effet, à moduler la coopération entre les cellules immunitaires ou ciblent certaines cytokines (molécule fabriquée par le système immunitaire activé) comme l’INTERFERON® alpha. Il est possible aujourd’hui de produire des anticorps monoclonaux ciblant cet INTERFERON® alpha qui est en excès dans le lupus systémique.  Une stratégie originale de vaccination vis-à-vis de l’INTERFERON® est aussi en cours d’évaluation. On assiste depuis plus de cinq ans maintenant au développement de nouvelles molécules en cours d’évaluation.

Comment s’effectue la prise en charge des patients ?

Professeur Éric Hachulla : Aujourd’hui, en France, a été mis en place un réseau de santé pour prendre en charge les patients atteints de lupus systémique partout sur notre territoire. Ce réseau est dénommé Filière des maladies auto-immunes et auto-inflammatoires rares (FAI2R) constituée des centres de références pour les maladies auto-immunes rares, des centres de compétences et de tout un réseau d’experts au nombre de plus de 900 (www.fai2r.org/). Ce réseau de médecins est là pour définir au mieux pour chaque patient la meilleure stratégie pour sa prise en charge.

 ➜ Associations de patients : www.lupusplus.com et www.lupusfrance.com

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