Fini les cervicalgies avec l'ostéopathie !

Attention au travail devant écran…

David Dessauge

David Dessauge

David Dessauge, directeur adjoint d'Ostéobio, école de formation d'ostéopathes biomécaniciens, label OSTEO. Partenariat La santé surtout - Ostéobio.net

Les cervicalgies correspondent aux douleurs situées dans la région du cou et de la nuque. Elles sont souvent sans cause évidente et sont susceptibles de toucher l’ensemble de la population. Elles peuvent parfois s’accompagner de douleurs irradiant vers la tête ou les bras, voire même de vertiges, ou plus exactement de déséquilibres (on parle de vertiges cervicogènes).

95% des cervicalgies sont d’allure mécanique*

Elles sont aussi appelées « cervicalgies communes ». Elles entrent alors dans le domaine des pathologies dites fonctionnelles (sans lésion anatomique visible) et intègrent du même coup dans le champ d’application de l’ostéopathe. A contrario, quand la douleur fait suite à un traumatisme important ou si elle est de type inflammatoire, infectieux ou métabolique (douleurs permanentes même nocturnes, rebelles aux antalgiques, ou bien accompagnées de fièvre ou de malaises), la prise en charge doit être faite par un médecin ou par les urgences.

La Haute Autorité de Santé recense deux types de cervicalgies d’origine mécanique :

 Les cervicalgies aigues, présentes depuis moins de trois mois

 Les cervicalgies chroniques, présentes depuis plus de trois mois

Les cervicalgies communes peuvent avoir plusieurs origines comme la pratique d’un geste répété (dans le sport, par exemple), les « faux mouvements », les mauvaises positions pendant le sommeil, les sur-sollicitations ponctuelles, mais aussi et surtout les positions statiques prolongées. C’est pourquoi le travail est souvent incriminé dans leur apparition.

 5 % des maladies professionnelles affectant le cou

sont dues au travail devant écran

Si on ajoute les douleurs aux membres supérieurs, qui sont souvent des complications de la cervicalgie, ce chiffre passe à près de 20 % !

Les seniors sont également souvent concernés, principalement à cause de l’arthrose qui affecte en premier lieu les deux lordoses de la colonne (les zones « creusées »), au niveau lombaire et cervical. Dans ce cas, la mobilité de la tête est souvent réduite, de même que la possibilité d’élévation des bras, ce qui pose des problèmes d’autonomie physique chez beaucoup de personnes âgées.

En ce qui concerne les cervicalgies aigues, l’ostéopathe peut les soulager rapidement et durablement si la douleur n’est pas hyper-algique. Son travail consiste alors en une récupération des mouvements des vertèbres de la zone cervico-dorsale, par des manipulations ou des mobilisations (Lire notre article consacré à la peur des manipulations cervicales et des légendes urbaines qui l’accompagnent). Ces gestes sont même reconnus bien plus efficaces que les autres types de traitement.

En revanche, pour une cervicalgie chronique, la littérature médicale démontre qu’une prise en charge par l’ostéopathe seul ne peut suffire. L’association d’un protocole manipulatoire avec un traitement médicamenteux (antalgique, anti-inflammatoire…) et rééducatif (physiothérapie, kinésithérapie) se révèle la plus efficace. Parfois même, il peut être utile de recourir aux services d’un posturologue, d’un orthoptiste (pour la rééducation des mouvements oculaires) ou d’un occlusodontiste (pour la posture dento-dentaire).

Au final, que la cervicalgie soit aigue ou chronique, le plus important après le traitement est l’éviction des facteurs de risque, notamment des positions statiques prolongées avec la tête en avant des épaules et du bassin.

Transports, bureau, télé…

Si vous subissez les affres d’une vie sédentaire : 

 Imposez-vous des pauses régulières, que ce soit en voiture ou au bureau.

« Cassez » la posture statique en vous levant au moins une fois par heure pendant quelques instants, marchez, bougez la tête et les bras, lentement mais dans de grandes amplitudes et en maintenant les positions maximales pendant quelques secondes.

Vous sentirez ainsi rapidement votre tête et vos épaules plus légères.

* Source : Haute Autorité de Santé.

À lire : Vous souffrez de colopathie fonctionnelle ? Pensez à l’ostéopathie !

 

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