Lorsque l’on découvre un nodule dit « spiculé » au niveau d’un poumon, le plus souvent sur un scanner (mais cela peut être sur un autre type d’imagerie), en particulier si le nodule en question mesure plus d’ 1 cm (à fortiori 2 cm), cela doit obligatoirement amener le médecin qui a demandé ce scanner (ou cette imagerie) à aller plus loin dans les investigations et examens complémentaires.
Car le diagnostic dit de « certitude » ne pourra pas être porté seulement sur cette imagerie et la constatation d’un nodule spiculé.
Pour répondre à votre question, la probabilité qu’un nodule spiculé situé au niveau du poumon, mesurant de 2 cm, soit malin c’est-à-dire d’origine cancéreuse, est relativement élevée. Cette probabilité varie en fonction d’autres paramètres et notamment de ce que l’on a comme anomalies éventuelles sur le scanner effectué, si le patient en question est fumeur ou non, et si on a une notion d’évolutivité de ce nodule (par exemple, si le patient avait eu un scanner il y a 6 mois et que ce nodule existait déjà, quelle taille faisait–il ? Etc.).
En tout état de cause, comme nous l’avons dit plus haut, il faudra obligatoirement avoir un diagnostic « étiologique » (c’est-à-dire sur la nature exacte) de ce nodule, en complétant le bilan d’imagerie et en allant prélever, le plus souvent, un petit échantillon de tissu en réalisant une biopsie de ce nodule suspect.
En pratique : il convient de voir rapidement le médecin prescripteur de l’imagerie sur laquelle ce nodule a été constaté. Si c’est le médecin traitant, il adressera rapidement le patient concerné à un oncologue pour prise en charge diagnostique et éventuellement thérapeutique.